Coupoles Henri-Paul FRANCFORT : « Sur le déchiffrement des arts anciens de l’Asie centrale »

Henri-Paul FRANCFORT : « Sur le déchiffrement des arts anciens de l’Asie centrale »

Les langues et les civilisations du Moyen-Orient et de l’Asie lointaine furent connues par les Européens principalement à partir des XVIIIe et XIXe siècles, comme les bicentenaires de Champollion et de la Société Asiatique nous le rappellent.

Une pléiade de savants déchiffre et traduit les textes de grandes civilisations lettrées de l’Orient jusqu’à l’Iran, l’Inde et la Chine. Au XIXe et au début du XXe siècle, favorisée par la fondation d’Écoles et de Missions archéologiques françaises, la connaissance des arts asiatiques prend son essor.

Néanmoins, ceux de l’Asie centrale, domaine de civilisations notoirement agrammates, ne sont vraiment découverts qu’entre les deux guerres mondiales, alors que l’ethnologie, la préhistoire et l’archéologie élargissent les perspectives de connaissance du monde.

À côté des arts non-figuratifs de l’Islam, apparaissent par exemple l’art gréco-bouddhique et celui des nomades de la steppe eurasiatique. Affichant des figures singulièrement familières ou des schématismes inattendus, ils suscitent nombre de réflexions novatrices.

Ainsi, la quête de grilles de lecture et de clés de déchiffrement, historiques ou théoriques, se porte sur des questions toujours actuelles de compréhension des langages de ces arts.