Séances Vendredi 27 mars 2026

– Note d’information de M. John SCHEID : « Reprise par la commission de l’Afrique du Nord de l’Académie des activités de la SEMPAM »

 

Résumé 

En 2000, la réforme du Comité des Travaux Historiques et scientifiques excluait la Publication des documents archéologiques de l’Afrique du Nord dans le Bulletin Archéologique du Comité des Travaux Historiques. Pour remédier à cette situation, l’Académie des inscriptions et belles-lettres décida de financer tous les deux ans un colloque au bénéficie de la Société d’études du Maghreb préhistorique, antique et médiéval. C’est ce qui advint depuis 2003. Mais depuis plus d’une dizaine d’années la génération qui avait créé et animé cette société, disparaissait, et ses activités devenaient artificielles puisque sur le plan universitaire les recherches sur l’Afrique antique cessaient au fur et à mesure que les chercheurs concernés prenaient leur retraite. C’est pour cette raison que l’Académie a décidé, de confier ses activités à la Commission d’Afrique du Nord qui devrait permettre aussi une relation plus efficace avec les universités. 

Mots-clés : Afrique romaine, recherches archéologiques et historiques, publications.

 

Abstrac

In 2000, the reform of the Comité des Travaux Historiques et scientifiques excluded the publication of North African archaeological documents in the Committee’s Archaeological Bulletin. To remedy this situation, the Academy des Inscriptions et Belles-Lettres decided to fund a biennial colloquium for the benefit of a Society for the Study of Prehistoric, Ancient, and Medieval North Africa. This has been the case since 2003. However, after a decade, the generation that had created and led this society has passed away, and its activities have become artificial, since research on ancient Africa progressively ceased in the universities as the researchers involved retired. For this reason, the Academy decides to put it on hold and the activities of the Society to its North Africa Commission, which should also allow for a more effective relationship with universities. 

keywords : Roman Africa, archaeological and historical research, publications.

 


 

– Communication de Mme Isabelle Bochet, sous le patronage de M. François DOLBEAU : « Augustin commente les Psaumes »

 

Résumé 

Les Enarrationes in Psalmos sont l’œuvre la plus longue d’Augustin (2196 pages dans le Corpus Christianorum) ; c’est aussi une œuvre peu homogène : certaines enarrationes ont été dictées, le plus grand nombre a été prêché. Il y a une grande différence entre les premières enarrationes dictées par Augustin vers 394 et les dernières qui l’ont été à partir de 415, afin d’achever le commentaire du Psautier. Les Enarrationes prêchées diffèrent également les unes des autres, car Augustin les a prêchées à Hippone, Carthage ou ailleurs, à des dates diverses et dans des circonstances variées. Si les titres des Psaumes jouent un rôle important dans l’interprétation qu’en donne Augustin, son principe herméneutique majeur consiste à identifier le locuteur des Psaumes au Christ total, dont on peut entendre tantôt la voix de la tête, c’est-à-dire du Christ lui-même, tantôt celle des membres du corps, c’est-à-dire des fidèles. Ce schème permet à Augustin de proposer une interprétation unifiée du Psautier, susceptible de s’adapter au public présent et à la diversité des circonstances.

Cette œuvre importante fait l’objet d’une publication dans la collection de la Bibliothèque Augustinienne, grâce à une équipe de chercheurs réunie sous la direction de Martine Dulaey : treize volumes sont déjà parus ou sous presse, deux autres sont en préparation. Nous précisons la structure de chaque enarratio, les circonstances de sa prédication ou de sa rédaction et nous comparons l’interprétation augustinienne du Psaume à d’autres interprétations patristiques.

Le colloque international organisé à l’occasion du 70e anniversaire de l’Institut d’études augustiniennes du 11 au 13 mars 2026 proposera un bilan des recherches sur les Enarrationes in Psalmos : il s’agit de faire le point sur les apports philologiques, historiques, rhétoriques, exégétiques et théologiques de l’étude de ce corpus. Ma communication fera état de quelques-unes des conclusions de ce colloque.